Les coulisses de la campagne dans les universités : épisode 1

Rencontre avec Julien Lévy, responsable des jeunes UMP de la première circonscription lyonnaise.

C’est l’air serein, que Julien Lévy entre dans le café Le Doyenné du Vieux Lyon, ce 18 novembre. Jeune étudiant en troisième année d’Histoire et Science Politique, il ne correspond pas au cliché du militant UMP.

Crédit photo: Photolyse

Il ne porte ni costume trois pièces, ni pochette en cuir, mais affiche un look détendu, jeans-baskets. Julien Lévy incarne à la perfection la nouvelle génération UMP, une « Génération Lyon », celle de Michel Havard. La proximité entre les deux hommes est d’ailleurs palpable, un lien qui semble à la fois partisan et amical. Très à l’aise à l’oral, Julien se réfère souvent au candidat à la mairie centrale, ponctuant son discours de références à « Michel ».

Les jeunes, l’atout essentiel d’une campagne. 

« C’est un enjeu primordial d’avoir des jeunes dans son équipe, quelque soit le bord politique », assure le jeune homme. Il y voit une manière d’offrir à la politique un regard neuf, une approche de la vie lyonnaise nouvelle vue au travers du prisme de la jeunesse et des problématiques qui lui sont rattachées. C’est en quelque sorte faire de la « politique de non politicard », explique Julien, enthousiaste.

Cependant, cette jeunesse est ambivalente. Il existe selon Julien deux types de jeunes aux sein de l’UMP des « jeunes de conviction » et des « jeunes d’ambition ». Ces derniers peuvent être gênants : « ragots, petites manigances et tentatives de pseudo putsch », sont des pratiques courantes au sein des jeunes UMP, confie Julien Lévy qui assure se tenir à distance de ces querelles internes.  Plaisir et idéologie seraient les moteurs de son investissement, et non l’objectif de gravir les échelons.

Pour contrevenir aux guéguerres personnelles, les « anciens » ont décidé de ne pas imposer aux jeunes de hiérarchie pour cette campagne, chacun a son rôle à jouer mais sans avoir de pouvoir décisionnel dans l’absolu. « Michel Havard est un homme très fédérateur, nous nous reconnaissons tous aussi bien dans ses idées que dans sa personnalité. Il nous fait confiance, c’est très important », précise Julien.

L’université, un réservoir de voix

« Il y a plus d’étudiants de droite qu’on ne le pense à Lyon II, seulement, ils se manifestent moins », affirme le jeune militant, convaincu que la campagne des municipales passe aussi par la mobilisation des jeunes. Souvent désignés comme étant la catégorie de la population la plus abstentionniste, ils constituent un réservoir de votes potentiels important.

Pour atteindre les jeunes, il faut aller les chercher là où ils sont. Affichage, tractage, dialogue, meeting, présence sur les réseaux sociaux: l’UMP mène une campagne de fond dans les universités. Les jeunes militants de la droite républicaine  sont toutefois assez réticents à investir Lyon 2.  « On s’est déjà fait casser la gueule en tractant sur les quais », témoigne Julien. Il croit pourtant au contact et au dialogue. « Pas besoin d’aller tracter en costume cravate, ce que les jeunes veulent c’est qu’on les écoute « .

Anne-Charlotte Hazoumé, Julie Cangemi et Guillaume Michel

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1 commentaire

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Une réponse à “Les coulisses de la campagne dans les universités : épisode 1

  1. @lemediapol

    Oui mais quel pourcentage d’étudiants de Lyon votent à Lyon ?

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